« Les termes rite et rituel viennent du latin ritus, lui-même du sanskrit rita  qui signifie ordre des choses, ordre prescrit d’une cérémonie. Un rite est ainsi un ensemble de règles, de codes, de formes fixées, organisées et répétitives - formes dites rituelles. Une cérémonie rituelle constitue dès lors un ensemble de gestes, de mouvements, de paroles qui révèlent et expriment une symbolique

chargée de sens que chacun s’approprie et fait résonner en soi suivant son propre vécu. Les rituels sont ainsi des symboles mis en gestes, en mouvements et en paroles. Symbolique que chacun peut ressentir aussi comme quelque chose à la fois de très universel et de très personnel ; symbolique que chacun peut ressentir comme quelque chose de fécond, un rituel devant être révélateur. » 

CHEFFE

L’existence est un combat et il est des victoires qui ne se remportent qu’au prix de sacrifices et d’efforts sans cesse renouvelés.Bouziane Bouteldja, dans la continuité de projets chorégraphiques en direction de jeunes dans différentes régions de France, veut dédier un temps, un espace, à un groupe de femmes bigourdanes de tous âges, issues de milieux divers et étrangères à l’univers artistique, pour révéler par le corps la force dont elles font preuves au quotidien. L’égalité homme-femme suscite aujourd’hui plus que jamais des débats houleux dans un contexte de domination masculine normalisée depuis des temps immémoriaux et assimilée par la gente féminine qui en ont acté les logiques de leur propre domination. Cheffe, projet artistique à vocation socioculturelle, propose à ces héroïnes de manifester publiquement leur désir d’émancipation et de justice, de

découvrir leurs témoignages intimes, de jeter et projeter spontanément leur regard sur la société sur des sujets qui sont les champs de bataille sur lesquels s’exercent leur combativité : famille, religion, éducation, parité, mixité, égalité salariale, etc.

Il s’agit ici de traduire par le corps et la parole libérés des états affectifs latents ou manifestes : colères, joies, doutes, désirs, frustrations, tabous, etc.

En plaçant ces femmes sous leur aspect de majesté (puissance et action), sans minorer ou nier leurs faiblesses, la pièce pose aussi la question de l’autonomie par la danse : l’art peut-il se penser ici comme levier d’émancipation pour la condition féminine ? En quoi le corps, lieu de domination par excellence, peut-il devenir un outil critique, le moyen d’une révolte ou d’une prise de conscience ?

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